Qui sommes-nous

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L’Institut est un organisme sans but lucratif, indépendant d’esprit et indépendant financièrement, qui souhaite réunir les forces vives du Québec afin de construire une société de confiance. Chacun de nous a un rôle à jouer. Nous souhaitons que jour après jour, tous, nous nous transformions en une étincelle de confiance qui rayonnera tant dans notre environnement de travail que dans notre vie personnelle. En ce sens, nous vous invitons à participer aux différentes activités de l’Institut. Vos idées, réflexions et suggestions sont de première importance pour nous.

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LA CONFIANCE, UN BESOIN VITAL DEVENU UN ENJEU FONDAMENTAL POUR LE QUÉBEC

La confiance est le mot de neuf lettres le plus important. La confiance est la somme des valeurs, comportements et attitudes que l’on retrouve tant nos vies personnelles que professionnelles.

Notre expérience dans les domaines de l’éthique et de la gouvernance ainsi que les nombreux diagnostics réalisés au cours des dernières années nous permettent d’affirmer qu’il existe de nombreux bris de confiance ou, à tout le moins, que la confiance a été fragilisée dans bon nombre d’organisations des différents secteurs d’activités économiques, politiques et sociales au Québec.

Le niveau de confiance envers l’ensemble des métiers est moins de 51% en 2013 comparativement à plus de 65% en 2002… La confiance envers les politiciens s’établit à 12%, les syndicalistes à 21%, les hauts fonctionnaires à 22%, les entrepreneurs en construction 23%, les gens d’affaires à 30% et les avocats à 36%, etc. (Baromètre de confiance de Leger Marketing 2013)

99% des dirigeants sont d’avis que la confiance est une composante critique d’une relation forte. Or, 95% disent ne pas investir d’effort pour construire ou solidifier la confiance dans leur organisation. (Sondage de Vanessa Hall, 2010, Australie)

POURQUOI SI PEU D’ORGANISATIONS INVESTISSENT-ELLES DANS LA CONFIANCE?

Pourtant celle-ci contribue à la performance.

QU’EST-CE QUE LA CONFIANCE ORGANISATIONNELLE ?

Confiance

Notre prisme d’intervention est la confiance organisationnelle. Cette dernière consiste à mettre en résonnance les multiples intérêts d’une organisation. La confiance est une recherche constante d’une communion des intérêts de chaque individu et des groupes. Il s’agit en fait de trouver l’intérêt qui transcendera tous les autres.

Nos interventions nous permettent d’identifier la carte identitaire des organisations, le contrat invisible qui unit les gens, chaque organisation étant différente. Comme une personne, une organisation a une vie, avec de beaux et moins beaux moments, des crises, des grèves, des fusions, des scandales, etc. Nous nous efforçons de trouver les éléments clés et les fondements qui mobiliseront l’organisation, que ce soit des valeurs, comportements, compétences et attitudes.

Mais également, nous identifions les freins, les peurs, les inhibitions et la rugosité des relations humaines. En collaboration avec les étincelles ou porteurs de confiance, nous identifions et mettons en place des parcours et actions qui permettront de hausser cette confiance, de mettre les gens en résonnance.

« Il faut oser la confiance, il faut prendre le pari de la confiance. C’est le plus beau pari que peut prendre une organisation. La confiance construite est un remarquable moteur de performance pour l’organisation. Elle est l’art d’augmenter l’envie de chacun de s’engager. » – 2013 – Me Donald Riendeau Jr, fondateur de l’ICO

« Elle est comme l'huile dans un moteur. Enlevez l'huile d'un moteur, aussi puissant soit-il, et vous verrez alors que rien ne bougera et que le moteur lui-même brûlera. Cette image illustre la place essentielle de la confiance pour toute organisation, y compris notre société.» – Jean-Claude Deschênes, administrateur, Institut de la confiance dans les organisations

QUELQUES CITATIONS QUI PORTENT À RÉFLÉCHIR…

  • « Vous ne pouvez connaître de succès sans la confiance. Le mot confiance est présent dans tous les efforts qui vous permettront de connaître du succès. »

    Jim Burke, Former chairman and CEO of Johnson & Johnson
  • « Certainement, la confiance ne se décrète pas. Mais, nous en sommes aujourd’hui convaincus, elle se construit pour peu qu’on s’en donne le mal.

    Le premier constat est que chaque fois qu’une organisation a perdu tout ou partie des ingrédients clé de la confiance, les manifestations humaines de désengagement, de sentiment d’abandon, étaient là.

    Le deuxième constat est que la perte de la confiance tient sa source dans trois éléments principaux: Le défaut de parole crédible sur la direction suivie par l’organisation que l’on peut interpréter de deux manières: soit une grande difficulté pour les dirigeants à expliquer où l’on va dans un monde trop mouvant,  trop incertain, soit le fait que le niveau d’enseignement qui s’est considérablement accru ces vingt dernières années fait que chaque employé se sent à même de challenger sa hiérarchie.

    La complexité dans les organisations s’est accrue ainsi que le recours trop fréquent aux systèmes et aux procès pour la maîtriser. En faisant confiance aux procès, les entreprises ont passé le message aux hommes qu’elles ne leur faisaient plus confiance.

    La perte de la simplicité relationnelle et du support de travail et non à la fonction. Cette perte de la simplicité relationnelle est particulièrement ressentie au bas de l’échelle. »

    Trust Management Institute, 2012
  • « La confiance est une recherche constante de la communion d’intérêts entre des individus et entre des individus et une organisation. »

    Michel Nadeau, IGOPP, spontanément lors d’un petit déjeuner, juillet 2012
  • « Quand le contrat social est abrogé, quand la confiance entre un état et ses citoyens fait défaut, on sait ce qui s’en suit, la désillusion, le désengagement ou pire encore.

    La coopération et la confiance sont importantes dans toutes les sphères de la société. Nous sous-estimons souvent le rôle de la confiance dans le fonctionnement de l’économie… sans confiance, chaque partie à une transaction cherchant à voir comment et quand l’autre partie va le trahir.

    La rupture du lien social et de la confiance – visible dans notre politique, dans notre secteur financier et sur nos lieux de travail – aura inévitablement de vastes conséquences pour la société ».

    Joseph Stieglitz (Prix Nobel de l’économie), Le prix de l’inégalité, Ed. LLLL, Page 182, 183 et 187
  • « L’heure est au cynisme et à la méfiance? Qu’à cela ne tienne! Ça ne change rien sur le fond: « la confiance est un investissement risqué », mais nécessaire. »

    Benoit Robert, Fondateur de Communauto
  • « L’une des victimes de la crise, en plus de l’emploi et de l’égalité, a été la confiance. Nous avons perdu confiance dans les gouvernements, dans les partis politiques, dans les organisations internationales, dans le système bancaire, dans les multinationales et dans tout ce que nous avons bâti, comme sociétés, depuis cent ans. On se retrouve avec un énorme niveau de cynisme parce que nous ne donnons pas les résultats espérés. Et les gens votent pour les options les plus étranges simplement parce qu’elles leur promettent du changement, n’importe quoi, qui serait différent de ce qu’ils connaissent. »

    Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, 10 juin 2013, Conférence de Montréal
  • En affaires, la confiance est primordiale. Les parties engagées dans un projet auront beau tout prévoir, tout calculer et tout inscrire dans des contrats blindés, la confiance prime sur tout. Mon fournisseur fera-t-il un boulot impeccable, livré à temps? Mon client paiera-t-il dans les délais? Mon banquier continuera-t-il de m’appuyer?

    Pour un entrepreneur, la confiance placée dans ses partenaires fait partie des risques à gérer. Cette confiance se solidifie avec les années, mais elle peut s’effriter rapidement. Lorsque c’est le cas, l’effritement entraîne de l’incertitude, des délais et des coûts, des plaies que les entrepreneurs veulent fuir.

    L’impact économique de ce cataclysme n’est pas facile à mesurer, mais les gens du milieu le sentent. Récemment, un ingénieur (honnête) me racontait la lenteur des prises de décisions dans les municipalités et ses conséquences sur son organisation. Une avocate me disait à quel point les procédures de certification de l’Autorité des Marchés financiers (AMF) donnaient du fil à retordre aux entreprises. Le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, en convient: « le processus d’octroi de certains contrats est beaucoup plus long, la paperasse, plus volumineuse. Le climat psychologique est un problème », dit-il.  M. Dorval donne l’exemple des entrepreneurs généraux, qui doivent s’assurer d’avoir des fournisseurs sans tache avant de soumissionner. Un processus qui alourdit les affaires.

    Pour bien des gens, le constat est clair: une grande partie des gens d’affaires n’est pas digne de confiance.

    Ce climat est malsain. Le Québec doit pouvoir préparer l’après-Charbonneau pour redorer le blason du milieu des affaires. Certes, la commission et les enquêtes sont un passage obligé qui n’arrive qu’une fois par génération. Certes, il faut s’assurer d’extraire les racines du mal, comme le disait mon collègue François Cardinal.

    Le président du CPQ croit que ce sont les entreprises du milieu qui doivent travailler à rétablir cette confiance avec le gouvernement. D’une part, il faut punir les individus fautifs et les sortir de l’industrie. D’autre part, lorsque c’est possible, il faut assurer la pérennité de ce qu’on appelle les personnes morales, soit les entreprises.

    Francis Vailles, La Presse Affaires - Mardi 14 mai 2013